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PREMIÈRE NOUVELLE

...pour une culture raisonnée

Poisse

Publié le 15 Décembre 2013 par Vince Bath dans infléxions

Blong ! fit le chat noir au contact du réverbère .

Il venait d'y croiser son ombre.

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Lapin

Publié le 11 Décembre 2013 par Vince Bath dans bestiaire

Le lapin passe son temps à copuler, le rusé.

Privilégiant la quantité à la qualité.

Ainsi, son plan bien mijoté

Pose au chasseur attablé

D'autres lapins, le laissant abusé.

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Météo

Publié le 10 Décembre 2013 par Vince Bath dans infléxions

Les météorologues sont formels, nous allons vivre l'hiver le plus froid du siècle.

Mon chat me le confirme en se gavant quotidiennement  de croquettes au poulet par gamelles entières, confectionnant ainsi l'édredon de mon hibernation.

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PNEU

Publié le 9 Décembre 2013 par Vince Bath

Le mot "pneu" est de mon point de vue le plus drôle de la langue française.

D'abord parce qu'il fait cohabiter deux consonnes étrangères: le "P" consonne labiale qui projète les lèvres légèrement en avant et le "N" dentale qui accentue cette projection et les fige dans cette position ridicule . Cette double projection quasi simultanée est pour beaucoup dans la valeur comique du mot .

Mais ce voisinage osé entre le "P" et le "N" à lui seul n'explique pas l'hilarité que suscite sa prononciation.

("Apnée" par exemple qui présente cette même contiguïté, personnellement me laisse de marbre.)

Par contre, collez lui à son train le phonéme "eu" et vous emporterez l'adhésion du lectorat le plus imperméable à la chose comique.

 

PNEU
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Trop fatigué. Pire. Fatigué. A en compter ses mots #1

Publié le 7 Décembre 2013 par Vince Bath dans nouvelles

Je lisais ces quelques mots, cinq maintenant huit sans savoir le moins du monde où TOUT ÇA allait me mener, étant dit et admis, je l'espère, que mon but est de ne pas en avoir, aller d'un point à un autre, franchir d'un BOND une virgule, observer à l’œilleton de deux points superposés une scène dissimulée et y surprendre : un couple faisant l'amour, hop, deux hommes complotant à voix basse, tellement basse que je ne saurais vous en dire plus, le rire étouffé de deux femmes dont nous sommes ici comme toujours, les hommes, nous ne sommes pas dupes, les cibles évidemment, que sais je encore ? : une souris dont je viens juste de surprendre le museau, rentrée maintenant effrayée par mes gros sabots, lesquels je vais retirer pour chausser mes pantoufles, tiens d'ailleurs! Je vais profiter de ce point qui en plus me servira d'assise. Cent quarante six.

 

Un rien essoufflé, je prenais la décision de m’asseoir plus souvent. Là . Puis là. Je décidais. Sans consultation de qui que ce soit de .M'arrêter donc d'user et d'abuser du point . À l'envie.

Non mais, je suis chez moi, je fais ce que je veux, je peux, si je veux, jusqu'à la tachycardie, quitte à aller à l'encontre de mes velléités de repos, franchir, tel un chevreuil, autant de virgules que je le veux, et je peux même décider de faire ça à l'infini ...Mais je ne le ferai pas.

Trop fatigué. Pire. Fatigué. A en compter ses mots.        (A suivre)

Trop fatigué. Pire. Fatigué. A en compter ses mots #1
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